POTOSI : Voyage au bout de l’enfer

Publié le par gui

P7050019Après les paysages superbes du Salar de Uyuni, nous voici à Potosi, la vile de 100000 habitants la plus haute du monde avec  4090m d’altitude. Une ville assez jolie où c’est assez marrant de voir que les taxis coupent leur moteur pendant les descentes et ne le remettent en marche que lorsqu’ils n’ont plus d’élan.

P7050007Après avoir pris nos quartiers à l’Hostal la Casona, une ancienne bâtisse coloniale, avec la plupart des gens qui étaient dans le salar avec nous, nous visitons un peu la ville. C’est dimanche et le marché régional est là, immense, avec un peu de tout, comme dans le marché central, où la viande fraiche est exposée. Qui veut une bonne tête de vache avec les dents pour le dîner?P7050047

 

 

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 A gauche, un charango (instrument typique de la bolivie) en peau de tatou: animal protégé car très menacé.

Ensuite nous irons prendre un peu de hauteur au sommet du belvédère de la ville pour s’offrir un joli point de vue. Nous profiterons de cette journée pour réserver une excursion dans les mines pour le lendemain, car Potosi est surtout connue pour ses mines d’argent et d’étain encore en activité. Ce sont 16000 mineurs qui travaillent encore aujourd’hui et qP7060058ui font de la montagne un vrai  gruyère, à tel point qu'elle s’affaisse de jour en jour.

Le lendemain, 9h début de la visite par le marché des mineurs. Le principe étant d’acheté quelques objets pour offrir à ses gens qui travaillent très dur  pour pas grand-chose et qui ont une espérance de vie de 45 ans à cause de la silicose et des accidents d’explosion. On trouve de tout : des outils, vêtements, boissons, feuilles de coca, cigarettes ET pour 15 Bolivianos (1,5 euros) : un bâton de DYNAMITE, le détonateur et un amplificateur. N’importe qui peut en acheter ici. C’est aussi ça la Bolivie….

Nous montons ensuite jusqu’à une des entrées de la mine, à 4303 m d’altitude avec tout notre équipement, pour visiter cette P7060074coopérative toujours en activité. Autant vous dire qu’il y a peut de pays où cette visite serait autorisée vu les conditions de sécurité (voir photo de gauche) et la qualité de l’air à l’intérieur. P7060063

 

 

 

 

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Nous nous enfonçons donc dans la colline et commençons à croiser quelques mineurs qui poussent des charriots de pierres. Et vous avez intérêt à vous sortir du chemin quand ils arrivent si vous voulez rester entier. Au bout d’un moment, la température commence à monter et la poussière rend l’air moins respirable, ce qui obligera Marlène à ressortir avec un autre guide. Nous irons ensuite plus loin, où les mineurs travaillent en ce moment. La chaleur (35° à 40°C) et la poussière sont encore plus présentes, ainsi que les charriots qui déboulent, pour évacuer le minerai vers l’extérieur. Le rythme est intense et dans ces conditions, c’est un véritable enfer.P7060084

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  P7060116Je descendrais ensuite dans un conduit où deux mineurs creusaient les troP7060113us pour poser la dynamite. Seuls certains ont des machines, la plupart utilisent un marteau et un burin. Là encore moins d’air et plus de chaleur ; un truc de fou…

 

 

 

 

 

 

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 Après quelques explications sur les coutumes et la vie des mineurs devant TIO le dieu des mineurs,  le guide nous explique comment les espagnols ont exploité les gens de Potosi en leur faisant croire qu'ils seraient punis s’ils ne travaillaient pas à la mine.

Nous sortons ensuite de la mine pour terminer la vP7060136isite par une petite démonstration de dynamite, pour avoir une idée de la force de l'explosion. A droite, Gui avec la dynamite aLLuMéE dans la main!!!

 

 

P7060138C’était Germinal en 2010, toujours difficile de voir des gens travailler dans ces conditions, mais aussi intéressant car ça se passait chez nous il n’y a pas si longtemps.

Nous partons maintenant pour Sucre, la ville blanche pour changer de décors et nous rapprocher de La Paz .

 

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corinne 29/07/2010 17:29


alors guillaume tu ne sais pas q'on ne joue pas avec les petards a+


mat 25/07/2010 15:29


ia quand mm des photos choke c'est hard quand mm pouuaa degeulasse
moi je dis faux pas etre clostrot
le marcher on dirai celui en inde qu evs aviez fait ou je sai plus ouu quand iavai tt les piment les sac rouge et tt je trouvee


Delphine 23/07/2010 21:13


Nous n'avions pas eu le temps d'aller jusqu'à Potosi lors de notre voyage, alors je découvre les mines d'argent avec vous.


Marie andree 22/07/2010 20:46


Super C'est vrai qu'il est difficile de penser que les gens travaillent encore dans ces conditions.La 1ere photo est surprenante car tous est de la même couleur et donc la ville fait cachée